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Pour citer cet article :
PELTIER-BUDA A., La diffusion de la céramique étrusque à figures rouges du VIe au IVe s. av. J.-C., Espaces, techniques et sociétés de la Préhistoire au Moyen-Age : travaux en cours, Actes de la première table ronde des jeunes chercheurs en archéologie de la MMSH, Aix-en-Provence, 18 mai 2006, A. Coudenneau et T. Lachenal (dir.), http://www.mmsh.univ-aix.fr/ecoledoctorale/trjca/apeltierbuda.htm

 

 

 

La diffusion de la céramique étrusque à figures rouges
du VIe au IVe s. av. J.-C.

Audrey PELTIER-BUDA *

*Etudiante de Master 2, Centre Camille Jullian

Mots-clés : Céramique, Etrusque, Archaïque, Figure Rouge, diffusion, Bassin Tyrhénnien, commerce, bataille d'Alalia.

 

1. Bref rappel du travail effectué en Master 1 (soutenu en juin 2005) :

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Figure 1 : Répartition des amphores Py 4 et Py 4A et tracé des routes maritimes à la période archaïque (Cliquer sur l'image pour l'agrandir).

1.1. Présentation de la problématique générale de l'étude 

L'étude effectuée dans le cadre de mon Master consiste à comprendre où se situe la Corse dans le théâtre des échanges du bassin tyrrhénien entre le VI° et le IV°s. av. J.-C. Pour cela deux évènements historiques majeurs ont été choisis pour délimiter la période analysée. Tout d'abord la Bataille d'Alalia en -540/535 qui oppose les Phocéens installés en Corse aux Etrusques et aux Carthaginois installés sur les rives de la mer tyrrhénienne et le sac du sanctuaire de Pyrgi en -384 par Denys de Syracuse. La Bataille d'Alalia est essentielle car elle marque les prémices d'une organisation du commerce maritime et l'apogée de la thalassocratie étrusque ; tandis que le sac de Pyrgi contribue à mettre un terme à la puissance étrusque et à ses activités commerciales. Mais mon étude n'étant pas un mémoire d'Histoire, je me suis également appuyée sur deux types de matériels archéologiques, témoins de la mobilité des personnes et des influences artistiques des différents peuples mis en cause mais aussi témoin d'une activité et d'une volonté commerciale, à savoir : les amphores Py 4 et la céramique étrusque à figures rouges.

 

1.2. La bataille d'Alalia et ses conséquences

Figure 2 : Le Bassin Tyrrhénien après la bataille d'Alalia. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir).

Je ne vais pas vous détailler ici les affrontements de -540-535 car ce n'est pas le propos de cette intervention mais il semble tout de même nécessaire de mettre en lumière certaines de leurs conséquences que j'ai expliqué l'an dernier. Cela faisait une vingtaine d'années que les Phocéens, chassés par les Perses, s'étaient réfugiés en Corse et avaient fondé une ville et des sanctuaires, selon Hérodote, quand les Etrusques et les Puniques, sous prétexte de faire cesser les rapts et les pillages organisés par ces nouveaux arrivants, décidèrent de s'unir pour, en fait, avoir la main mise sur les îles du bassin tyrrhénien et éviter que de nouveaux protagonistes viennent y faire du commerce. A la suite de cette bataille les Phocéens durent fuirent vers Rhégion et laisser la ville aux Etrusques (qui resta tout de même un relais phocéen important entre Marseille et Rhégion) tandis que les Puniques, qui n'étaient plus menacés par les Grecs, obtenaient le renoncement des Etrusques concernant la Sardaigne. Cet événement nous montre donc le rôle important que tenaient les îles méditerranéennes comme la Corse et la Sardaigne à l'époque archaïque. Contrairement à certaines théories (cf. : J.-P. Morel), il semble que ce soit à cette période et pas avant que les zones d'influences politiques se délimitèrent, et par la même les zones commerciales. Le droit maritime, et le tracé des trajets commerciaux en fonction des états, voient le jour dans le bassin tyrrhénien. Pour la première fois de l'histoire, le commerce dépend et se soumet, aux volontés et aux actions, politiques et guerrières. En effet, selon M. Bats, Etrusques et Carthaginois ne défendaient pas une zone commerciale mais une zone « d'influence politique » qui, une fois possédée, devint un espace idéal pour leur commerce.

 

1.3. Amphores Py 4 et Py 4A

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Figure 3 : Amphore Py4.

Les amphores Py 4 et leur évolution Py 4A reflètent parfaitement cette théorie car elle témoigne de la volonté commerciale de Caere à la suite de ces évènements. Caere, anciennement Agylla, et aujourd'hui Cerveteri fut à l'initiative de la bataille d'Alalia, s'occupa du sort des prisonniers grecs et colonisa la ville alors rebaptisée Nikaia.

Alalia est à ce jour la seule ville étrusque connue en Corse. Ce type d'amphore fut créé dans le seul but d'exporter le vin cérétain, notamment en direction du midi de la Gaule comme semble le suggérer l'épave du Grand Ribaud F.

Figure 4 : Reconstitution d'une partie de la coque du Grand Ribaud F.

 

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Figure 5 : Le Bassin Tyrrhénien après la bataille d'Alalia. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir).

 

Si on observe les contextes de découverte, le nombre d'individus par site et l'historique des relations entre certaines villes étrusques et Alalia, il apparaît qu'il faille rattacher cette nouvelle ville au district minier de Populonia et la considérer comme lieu de cabotage dans les trajets commerciaux emporiques menant notamment en direction de la Gaule.

Après avoir étudié les relations entre la Corse et l'Etrurie au VI° et V° s. av. J.-C. au travers de la Bataille d'Alalia et des amphores Py 4, il semblait nécessaire cette année de s'appuyer sur un autre type de matériel pour infirmer ou confirmer ces premières hypothèses. Ainsi, je présenterai maintenant une étude portant sur la céramique étrusque à figures rouges du V° et IV° s. av. J.-C.

 

 


 

2. Un nouveau type de matériel étudié : la céramique étrusque à figures rouges

 

Figure 6 : Exemples de céramiques étrusques à figures rouges.

2.1. Problèmes méthodologiques rencontrés

Même si nous aurions besoin de localiser plus précisément les ateliers et de réviser de manière critique les groupes définis afin d'étudier par la suite leur relations mutuelles, nous sommes face à de réels problèmes dus à la dispersion des vases, au manque de publications ou encore à l'absence presque totale de contextes archéologiques résultant de très mauvaises conditions de fouilles notamment à Vulci et Caere.

Problèmes de publications
Comme c'était le cas pour le VI° s. et les amphores Py 4, la bibliographie italienne comporte de nombreuses lacunes en se qui concerne la céramique étrusque à figures rouges. En 1982, Vincent Jolivet subdivisa cette production étrusque en deux périodes, un style ancien entre 450 et 340 et un style récent entre 340 et 280. Il étudia en détails la seconde période au travers des collections du Louvre, mais très peu d'études sur la période la plus ancienne furent menées depuis Beazley et Del Chiaro mis à part quelques articles de Gilotta ou de Harari.

Problèmes de datation
L'autre problème qui se pose lorsqu'on veut étudier la céramique étrusque à figures rouges est celui du cadre chronologique même si la majorité des publications la font débuter dès le milieu du V°s. avec l'earlier red figure définie par Beazley en 1947 pour ensuite la voir s'éteindre au début du III°s. Mais l'impasse documentaire a conduit à un excès de confiance dans les successions logiques des différents styles, en les rapprochant de leurs supposés modèles attiques pour les plus anciens puis, en recherchant l'originalité locale pour les plus récents jusqu'à la progressive disparition de la céramique à figures rouges au III°s. Ces démarches sont aujourd'hui remises en question depuis des études comme celle de Gilotta en 1985 qui, en révisant l'earlier red figure de Beazley, permet un abaissement de la datation. Pourtant le catalogue établi par Martelli en 1992 qui semblait assez exhaustif comporte des attributions stylistiques souvent fausses car son ouvrage traite de la céramique étrusque mais de nombreuses pièces sont assignées à des peintres attiques ce qui est assez déroutant. Certains auteurs considèrent la fondation de la colonie panhellénique de Thourioi en 444-443 comme une étape décisive pour la création de ces ateliers étrusques mais d'autres pensent que cette fondation aurait surtout influée sur les productions italiotes (Campanie, Apulie, Lucanie) mais qu'il s'agit plutôt pour l'Etrurie d'une propension naturelle de l'artiste à imiter les Grecs, comme il a déjà fait pour la figure noire ou la surpeinture, ajoutée au développement de ce qu'on pourrait appeler, toutes proportions gardées, un marché de consommation de masse ou encore à la chute des importations attiques après la guerre du Péloponnèse.

Problèmes de localisation
L'autre problème majeur est celui de la distinction et de l'emplacement des principaux centres de production, là aussi il nous manque de bons contextes archéologiques mais aussi des fouilles d'ateliers avec des déchets céramiques stylistiquement bien caractérisés. Le critère topographique établi depuis Beazley est celui de la statistique des provenances en présupposant que la circulation de tels produits soit essentiellement locale et que par conséquent l'amoncellement de vases trouvés dans un site déterminé n'en signale pas forcément la fonction productive. Quant au concept de « centre » de production, il implique une dose d'ambiguïté car on ne sait si les fabriques étaient placées dans l'espace proprement urbain ou plutôt dans le territoire (avec toute la difficulté de déterminer les frontières territoriales précises des cité-états étrusques).

J'ai donc essayé malgré ces obstacles de regrouper les informations qui me paraissaient les plus pertinentes et de gommer certaines contradictions afin de construire un tableau récapitulatif en fonction des lieux de production, des dates, des œuvres principales et des peintres identifiés.

 

2.2. Présentation de ce matériel : de ses origines aux groupes les plus actifs

Origines : La Figure Noire Etrusque
(Voir Tableau)
Avant l'arrivée de la céramique à figures rouges, l'influence attique se fit au travers de la technique plus simple de la figure noire. Dès la seconde moitié du VI°s., on peut subdiviser cette production en deux phases chronologiques et stylistiques : la période ancienne, avec le peintre de Micali, le peintre du Vatican 238 et le peintre de Kyknos, et la phase récente, avec notamment le peintre du Vatican 265 ou celui dit des Satyres Dansants probablement membre du Groupe des Boutons de Lotus. Les centres principaux de cette production sont sans doute Vulci puis Caere mais des ateliers étaient probablement implantés à Chiusi, à Orvieto et peut-être même à Tarquinia. La qualité de cette céramique décline dès le premier quart du V°s. même si la tradition du peintre de Micali et de son « école » survie dans quelques rares œuvres qui intègrent vers 480 les innovations athéniennes en adoptant certains principes de la technique à figures rouges dans leur production à figures noires. C'est ce qu'on appelle la décoration à figures rouges surpeintes ou à pseudo-figures rouges.

La Surpeinture Etrusque
(Voir Tableau)
Cette technique est adoptée en Etrurie entre 480 et 450, alors que la figure rouge est déjà implantée dans le monde attique depuis la fin du VI°s. Mais sa réalisation est plus simple et plus rapide et son mode de cuisson, proche de celui de la figure noire, la rend aussi plus économique car elle ne nécessite pas, de fait, la formation de nouveaux ouvriers. Le meilleur représentant de cette série de vases, notamment des amphores, au décor surpeint en rouge sur le vernis noir est Praxias un immigré grec venant probablement de Cumes ou de Reggio qui donna d'ailleurs son nom à un groupement de peintres utilisant cette technique à la même époque. Tout comme ce fut le cas pour la figure noire cette technique se développa en premier lieu à Vulci en utilisant un répertoire décoratif composé de thèmes mythologiques variés. D'autres ateliers fleurirent ensuite jusqu'au dernier quart du IV°s., notamment à Faléries avec Sokra - un autre immigré grec - et son groupe éponyme préférant les figures surpeintes en rose ou encore dans l'aire falisco-cérétaine avec le groupe dit du Fantôme. Cette tradition se poursuit jusqu'au premier quart du III°s. avec le groupe de Ferrare T585 ou encore des œuvres du type Gnathia.

Les premières production à figures rouges
(Voir Tableau)
Parmi les origines de la figure rouge, on trouve deux œuvres principales du milieu du V°s. : la coupe Rodin découverte à Vulci et la kylix de Populonia probablement décorée par Metron. Leur décor directement inspiré d'œuvres de peintres attiques utilise pour la première fois la technique de la ligne en relief commune à un petit nombre de vases de la même période. La kylix de Populonia porte une inscription étrusque : Metru menece soit « Metron m'a fait ». Mais le problème, selon Harari, c'est que les analyses techniques et stylistiques indiquent une production attique. Alors, soit le céramiste n'ayant qu'une clientèle majoritairement étrusque décida de signer avec un nom étrusque (nous ne connaissons aucun autre cas similaire à ce jour, mais cela est possible) soit nous sommes de nouveau face à un métèque, Metron serait alors un immigré grec ayant laissé sa fabrique de céramique surpeinte à Athènes pour venir à Vulci. Quoi qu'il en soit, comme c'était déjà le cas pour la figure noire et la surpeinture, c'est bien à Vulci que l'on doit situer les premières expériences de la vraie céramique à figures rouges.

Figure 6 : Chronologie des ateliers présumés de céramiques étrusques à figures rouges.

 

Vulci
(Voir Tableaux A et B)
Le développement des ateliers de Vulci  est daté dans la dernière décennie du V°s., à ce moment là, nous ne sommes plus face à une production sporadique. La première production importante semble être celle du Peintre de Londres F 484 avec une dizaine de vases. Son style et la décoration secondaire qu'il utilise sont très proches du Peintre du Bige Vatican et ne trouvent pas de répondant dans le monde grec avant 420-410 av. J.-C. ce qui permet de dater leurs productions dans la dernière décennie du V°s. Mais une publication à venir de la céramique à figures rouges des fouilles de Civita di Tarquinia, signalée par Harari, remettrait cette primauté en question en mentionnant un fragment de kylix attribuable à une production vulcienne encore plus antique car elle appartiendrait à un contexte stratigraphique du début du V°s.

Faléries
(Voir Tableaux A et B)
La céramique falisque nous permet une des meilleures lectures historiques à caractère évolutif grâce à sa quantité de matériel et à sa continuité dans le temps. Si l'essentiel de sa clientèle semble se trouver dans le district du Tibre, son répertoire de formes et de décors se rapprocherait plutôt de la zone italiote. Ainsi une catégorie « protofalisque » fut dégagée en répondant à la « protoitaliote » Ces œuvres datent de la fin du V°s. et regroupent surtout de grandes formes (type cratère et stamnos) exécutées par des immigrés athéniens comme le Peintre de Del Chiaro. Les vases les plus antiques, utilisant la technique de la ligne en relief, ont été décorés par les peintres du groupe de Nepi et de Diespater au début du IV°s. Mais la majorité de ces découvertes falisques date du milieu du siècle et furent exécutées par le Peintre l'Aurore - qui entretenait des rapports étroits avec la céramique apulienne et faisait peut-être partie du groupe de Diespater, - et le Peintre de Nazzano dont le style est proche du Peintre de Settecamini.

Chiusi-Volterra, Orvieto et Tarquinia
(Voir Tableau)
La production dite septentrionale regroupe généralement les ateliers localisés à Chiusi dès le second quart du IV°s. puis à Volterra vers 320 av. J.-C. Les ateliers les plus anciens servaient une clientèle élitiste, concentrée à Chiusi et leur proposait des vases de haute qualité technique, quasiment des objets de luxe mais déjà stéréotypés. Le contexte culturel qui permit la formation des premiers céramistes de Chiusi n'est pas encore clair, mais en 1990, Adembri détermina que les kylix du groupe de Chiusi n'étaient pas une imitation des coupes falisques mais leur étaient contemporaines. Quand à une étude menée sur la diffusion de la céramique et des miroirs incisés, elle révéla, pour les œuvres chiusino-volterranes du Groupe Z, une aire comprise entre Vulci, Orvieto et Chiusi-Volterra. Concernant Orvieto, nous ne possédons quasiment aucune trace d'ateliers. Cependant, il semblerait que le peintre de Vanth, bien qu'il soit de formation falisque, ait travaillé à Orvieto afin de satisfaire les exigences funéraires spécifiques de ses clients. Malgré tout, la destination de ces œuvres n'est plus élitiste mais à large diffusion.

2.3. Etude des zones de productions et d'exportations

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Figure 8 : Carte récapitulative des ateliers présumés de céramiques étrusques entre le VIe et le IVe s. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir).

Parlons à présent de la Corse , lorsqu'on regarde les publications du matériel d'Aléria on se rend compte qu'il n'y a aucune trace de céramique étrusque à figures rouges de cette période. Ceci peut s'expliquer par le fait de son attachement au destin de Caere. Après la Bataille d'Alalia, la thalassocratie étrusque était à son apogée et son leader Caere (amphore, commerce, centre religieux, prisonniers de guerre…) se servait de cette nouvelle colonie comme escale pour exporter son vin vers la Gaule. Après la défaite de 474 contre les Syracusains à Cumes, sa flotte se trouve nettement réduite et le commerce étrusque se tourne alors vers l'intérieur de la péninsule. Mais le principal centre de production de céramique est Vulci et non Caere ce qui expliquerait qu'on n'en retrouve pas en Corse, parce que ce n'est pas du matériel cérétain et parce que c'est l'Étrurie interne qui est privilégiée à ce moment là.

Par contre à la fin du IV°s., probablement à la suite du sac du sanctuaire de Pyrgi, Caere devient un des principaux centres de production de céramiques figurées et diffuse ses marchandises grâce à un circuit maritime qui touche les côtes étrusques et Aléria mais aussi les ports de la méditerranée occidentale inséré dans la sphère d'influence massaliote et punique. Nous retrouvons en effet un grand nombre de céramique à figures rouges de cette période plus récente à Aléria. Le matériel que l'on trouve à Aléria serait donc le reflet de la volonté commerciale des Etrusques, et plus précisément de Caere, notamment en direction de la Gaule du Sud.
Au VI° et V°s. volonté d'exporter son vin : présence d'amphore Py4.
Au V° et IV° s. pas de réelle production cérétaine de céramique à figures rouges et commerce local : absence de matériel en Corse.
Aléria a donc une position totalement originale dans l'organisation commerciale étrusque on ne peut la comparer à aucune ville étrusque ni à aucune ville de la Gaule du sud. Elle semble être dépendante de la volonté commerciale de Caere n'ayant ni un rôle de centre de production ni un rôle de ville de destination.


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